Réunis dans la grande salle d’audition du CSA, les vieux sages entourés d’Olivier Schrameck, président du CSA, accueillent Gérald-Brice Viret, directeur général des antennes de Canal+ et Franck Appietto, directeur général de C8, pour leur annoncer leurs décisions suite à la procédure de sanction ouverte fin 2016 pour deux séquences signalées par les téléspectateurs de Touche pas à mon poste.

Article hautement parodique.

Olivier Schrameck : Monsieur Viret, bonjour. On se croise beaucoup ces derniers temps…

Gérald-Brice Viret : Ah oui entre les manquements à l’éthique de Morandini, la grève d’itélé et les polémiques avec Cyril, je suis plus souvent ici qu’à mon bureau (rires)

Olivier Schrameck : Oui, c’est sûr qu’on se croisait moins souvent quand vous travailliez chez Gulli. Je voudrais remercier votre secrétaire de vous avoir accompagné. Bonjour monsieur Appietto.

Franck Appietto : Bonjour monsieur Schrameck. Je voudrais commencer en précisant deux choses. Un, je ne suis pas secrétaire mais directeur général de C8. Et deux, TPMP n’est pas une émission homophobe.

Olivier Schrameck : Oui, merci pour ces précisions. J’apprécie d’ailleurs le tee-shirt que vous portez avec cette inscription « Baba fuck me I’m famous », je le trouve de très bon goût.

Franck Appietto (touché) : Merci.

Olivier Schrameck : Donc si nous vous avons réuni aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre décision suite à la procédure de sanction lancée contre C8, pour deux séquences de Touche pas à mon poste.

Gérald-Brice Viret (confiant) : Oui, j’imagine que le rapporteur indépendant vous a enfin remis ses recommandations…

Olivier Schrameck : Oui, c’est ça. Il avait d’ailleurs bien meilleure allure que la première fois que nous l’avions rencontré.

Franck Appietto : Il a du apprécer le séjour aux Seychelles que nous lui avons offert…

Gérald-Brice Viret (coupe sèchement son camarade) : Franck veut dire que nous avions cru comprendre qu’il était parti en vacances, ce qui explique sûrement sa bonne mine.

Franck Appietto : Oui, voilà.

Gérald-Brice Viret : Et donc, que vous préconise ce rapporteur indépendant ? Il doit être de bons conseils, vu qu’il est indépendant.

Olivier Schrameck : Je ne vous cache pas que nous étions surpris de ces recommandations. Il nous préconise aucune sanction pour la caméra cachée mettant en scène un faux crime et ayant fait croire à un chroniqueur qu’il allait être accusé de meurtre. Le rapporteur relève que Cyril Hanouna avait suffisamment prévenu les téléspectateurs du caractère sensible de la séquence.

Franck Appietto : Ah ça oui, Baba nous avait prévenu. Il avait dit que la séquence serait dingue. On peut rien lui reprocher.

Olivier Schrameck : Nous aurons chacun notre appréciation. Concernant la séquence dite de l’agression sexuelle avec Cyril Hanouna, qui se fait toucher le sexe par Capucine Anav, sans son consentement…

Franck Appietto (excédé) : Mais il fait ça tout le temps, baba. Il y en a qui paierait pour lui toucher le sexe…

Gérald-Brice Viret (énervé) : Tais toi Francky, s’il te plait. Il faut garder son calme, ça va bien se passer.

Olivier Schrameck : Oui, nous nous passerons volontiers de vos commentaires. Donc pour la séquence dite de l’agression sexuelle, le rapporteur a pris en compte que vous étiez regardé par un public jeune et préconise une sanction de 50 000 euros.

Gérald-Brice Viret (surpris) : Oh l’bâtard… Hum hardon cher président.

Franck Appietto (tout bas à Gérald-Brice Viret) : 50 000 euros, c’est ce que nous a coûté son costume de chez Arny’s. Il exagère le rapporteur.

Olivier Schrameck : Comme vous pouvez le voir, le rapporteur nous préconise des sanctions plutôt faibles.

Gérald-Brice Viret : Nous avons bien compris notre erreur et je vais vous faire le chèque de ce pas.

Olivier Schrameck : Je vous remercie monsieur Viret, mais il se trouve que l’avis du rapporteur n’est que consultatif. Nous avons toute latitude pour la sanction et il nous a semblé bon de revoir notre position.

Franck Appietto : Je ne comprends pas. On paye 50 000 ou on ne paye pas 50 000 ?

Olivier Schrameck : Alors j’ai une bonne nouvelle pour vous : vous ne paierez pas 50 000 euros.

Franck Appietto : Ah merci monsieur le président. Vous êtes un bon président. On vous invitera dans TPMP si vous voulez. Ce soir, on va lancer un hashtag #BsartekMonsieurSchrameck rien que vous.

Olivier Schrameck : C’est gentil mais je n’ai pas fini. J’ai réuni mon collège de sages et nous avons décidé de vous sanctionner à la hauteur de vos fautes : nous allons vous supprimer les pages de pub de Touche pas à mon poste pour une durée de 3 semaines, au mois de juin.

Franck Appietto: Plus de pub dans TPMP? On s’en fout, ça fait un mois qu’on n’en a plus ! Hashtag DTC le CSA!

Gérald-Brice Viret : C’est une sanction lourde que vous prononcez là…

Olivier Schrameck : Nous en avons bien conscience mais vous avez eu plusieurs avertissements cette saison. Ce n’est pas la première agression sexuelle qui est signalée dans cette émission et je vous rappelle que nous avons encore une procédure de sanction lancée contre votre émission pour un canular à caractère homophobe.

Franck Appietto (excédé) : BABA N’EST PAS HOMOPHOBE !

Olivier Schrameck : Nous n’en doutons pas et ce n’est pas ce que nous aurons à juger.

Gérald-Brice Viret (calculatrice à la main) : Si mes comptes sont bons, ça nous chiffre à 3 millions la main de Capucine sur le sexe à Hanouna et la blague à Delormeau.

Franck Appietto : Ils vont dégager ces deux-là, ça va pas traîner.

Olivier Schrameck : Nous espérons que cette sanction vous fera prendre conscience de l’importance que le CSA accorde à la dignité humaine.

Franck Appietto : Ouais c’est ça ! Vous voulez faire du buzz sur le dos de Baba et puis c’est tout. T’as combien de followers Schrameck, hein ? T’as la haine, hein ? Tu en veux à Baba, parce qu’il a du succès, c’est tout.

Gérald-Brice Viret (en sueur): Vous ne pouvez pas nous attaquer comme ça sur la publicité. Vincent Bolloré ne va pas du tout apprécier. La sanction est vraiment disproportionnée. On pourrait passer des messages dans l’émission, diffuser des spots préventifs, licencier Mathieu Delormeau et Capucine Anav si vous voulez.

Olivier Schrameck : Nous avions bien conscience que la sanction est lourde, mais elle est pour nous justifiée.

Franck Appietto : Justifiée de rien du tout. Tu vas pas t’en sortir comme ça, Schrameck. Demain, dans TPMP, on va faire pleins de sondages sur toi et pleins de hashtags, tu t’en sortiras pas comme ça.

Olivier Schrameck : je vous dis à bientôt monsieur Appietto. Ah non, ce sera peut être plus vous qui représenterez C8 en septembre (rires).

Gérald-Brice Viret (en larmes) : Je sais pas comment je vais annoncer ça à monsieur Bolloré.

Franck Appietto : Et moi à Baba… Nos patrons vont pas être contents, mais pas être contents du tout.