En plein coeur du 15ème arrondissement de Paris, Yann Barthès réunit son équipe pour préparer un nouveau numéro de Quotidien, le talk à succès de TMC.(article hautement parodique)

Yann Barthès: On va commencer notre réunion comme d’hab, par le point audiences. (il se tourne vers Julien Bellver) Julien, on a fait quoi hier ?

Julien Bellver: Encore un joli carton, Yann. 1,3 million de téléspectateurs en moyenne, 5,6 de part d’audience et 9,4 sur les ménagères. On est loin devant C à vous et surtout TPMP, qui est carrément sous le million.

Yann Barthès: Je comprends rien à tous ces chiffres mais j’aime bien (rires).

Laurent Bon: Ça devient une vraie boucherie.  On pourrait peut être, enfin, donner le feu vert à Ara Aprikian pour allonger l’écran pub de 20h30… Ça nous donnerait plus de moyens.

Yann Barthès: Ça va pas non ? C’est justement en n’ayant un écran que de 3 minutes qu’on peut foutre le bordel chez Hanouna et enregistrer un pic au dessus de 2 millions vers 21h.

Hugo Clément: Pour un gars qui comprend rien aux audiences, tu m’as l’air bien informé…

Yann Barthès (irrité): On t’a sonné le mannequin ?

Julien Bellver: Non mais il a raison Yann. Faut pas toucher à cet écran pub. Tant que Ara est prêt à perdre de l’argent pour tuer C8, il faut absolument continuer.

Laurent Bon: Bon, c’est bon, on peut préparer l’émission maintenant ?

Yann Barthès: Oui, oui, on commence. Alors monsieur Konbini, comment ça s’est passé hier ton meeting avec Laurent Wauquiez ?

Hugo Clément: Bé franchement pas terrible. Contrairement à ce que tu pensais, je n’ai trouvé personne qui voulait une alliance entre Marine Le Pen et Laurent Wauquiez.

Azzedine Chaouch: Oh comme c’est étonnant. Tu vas chez des militants de Wauquiez et ils veulent pas chier sur Wauquiez.

Laurent Bon: Tu leur as posé les bonnes questions au moins ?

Hugo Clément: Je sais faire mon métier, merci.

Yann Barthès: Lequel ? Journaliste ou mannequin ?  (rires)

Hugo Clément: Journaliste, connard. Non, mais les gens ne sont pas fous. Quand ils me voient arriver avec ma bonnette Quotidien, ils ne veulent pas me répondre. Ils savent bien que derrière au montage, on va se foutre de leur gueule.

Yann Barthès : Et du coup, personne ne t’a répondu ?

Hugo Clément: Personne, nada, rien. J’ai même pas un petit dérapage à me mettre sous la dent.

Yann Barthès: C’est pas très grave. Il suffit de dire que les gens étaient gênés, que si ils ne veulent pas répondre, c’est bien la preuve que la question du FN et de Wauquiez dérange au sein des adhérents des Républicains.

Hugo Clément: C’est un peu tiré par les cheveux…

Laurent Bon: C’est vrai… mais c’est ce que tu devras dire à l’antenne (rires)

Yann Barthès: Oui ce sera très bien. Mais on commencera pas l’émission avec toi, c’est pas assez vendeur. Martin, t’as encore croisé du facho ?

Martin Weill: Bé oui, vu que tu m’as demandé de faire le European Tour des pires racistes.

Yann Barthès: C’est l’idée du siècle quand même. Chaque jour, on a une phrase choc.

Azzedine Chaouch: On ne risque pas de les banaliser en les interviewant comme ça tous les jours ?

Yann Barthès: Bé non, vu qu’on les dénonce. On n’est pas fous quand même.

Azzedine Chaouch: On leur offre surtout une belle tribune.

Laurent Bon: Ecoute, si tu trouves qu’on ne sait pas travailler, dis-le tout de suite. Y’a peut être des places chez Konbini ou chez Topito qui vont se libérer pour toi, tu sais…

Azzedine Chaouch: Non mais faites ce que vous voulez, c’est vous qui savez après tout.

Laurent Bon: Bon et toi Lilia ?

Lilia Hassaine: Bah moi, j’aimerais bien partir en tournage. J’ai une super idée d’enquête…

Laurent Bon (la coupe): Une dépêche vient de tomber. Encore un scandale sexuel aux Etats-Unis. Quelqu’un veut y aller ? Martin ?

Martin Weill: Moi je suis sur les fachos au Kazakhstan là.

Lilia Hassaine: Moi je suis dispo et j’ai mon passeport qui est valide.

Laurent Bon: Ok Lilia, c’est pour toi. Contacte LCI pour récupérer des images, tu les commenteras en plateau.

Yann Barthès: Ouais c’est bien ça pour toi Lilia. Et toi, Bellver, tu nous as préparé quoi pour ce soir ? Tu démontes un concurrent ou tu encenses TF1 ?

Julien Bellver: Alors Yann, pour ce soir, je voulais parler de la coupe budgétaire à France2, avec la menace qui plane sur Complément d’enquête et Envoyé Spécial.

Yann Barthès: Ah oui, très bien ça.

Laurent Bon: Euh non, ce soir, tu nous fais un sujet sur le succès de Demain nous appartient.

Yann Barthès: C’est quoi ce truc ?

Julien Bellver (dégoûté): Le Plus belle la vie de TF1….

Yann Barthès: Ah oui, le « phénomène » de la rentrée.

Julien Bellver (surpris): Ah tu connais ?

Yann Barthès: Non, non, du tout. Mais c’est juste Ara qui nous a écrit ça dans un mail aujourd’hui. Si t’arrives à le placer dans ta rubrique, ce serait bien d’ailleurs.

Julien Bellver: Non mais je peux pas, c’est impossible. Si je parle de phénomène, je vais perdre toute crédibilité dans le milieu. Vous m’avez pris pour Gilles Verdez ou quoi ?

Laurent Bon: Après si tu veux retourner chez Puremédias…

Yann Barthès: Non mais fais ce que tu veux, Julien. Y’a pas de problème. On passe au Morning Glory ? (se tournant vers Laurent Macabiès) On continue à se moquer des invités qu’on connait pas dans les matinales ou on passe à autre chose ?

Laurent Macabies: Comme tu veux. Là, ce matin, j’ai remarqué un truc très drôle. Christophe Castaner était chez Bourdin, et il a dit l’inverse de ce qu’avait dit Gérard Collomb sur Europe 1. Hihihihi.

Hugo Clément: T’as pas mieux ?

Laurent Macabies: Si, si, bien sûr. A un moment donné, il a repris sa respiration et ça fait un drôle de bruit. Comme si quelqu’un avait pété dans le studio (il éclate de rire).

Yann Barthès: Je sais pas si c’est marrant mais bon, on sait jamais, on verra après montage.

Martin Weill: Ce sera toujours plus drôle que Camille Lellouche ou Eric et Quentin (rires).

Eric Metzger: Ahah très drôle. Surtout que tu tombes mal, on a un super sketch pour ce soir.

Quentin Margot (fier): Oui je vais reprendre des tubes de la chanson française en prenant l’accent africain.

Hugo Clément: Encore un personnage du SAV d’Omar et Fred, quoi.

Eric Metzger (à Laurent Bon): Mais il se finit quand son contrat à lui ?

Laurent Bon: Bientôt, t’inquiètes…

Etienne Carbonnier arrive en retard dans la salle de conf.

Hugo Clément: Tiens, voilà Camille Combal.

Etienne Carbonnier: Ahah toujours aussi drôle le mannequin pour chemise.

Hugo Clément: Allez dis nous, tu as regardé quoi à la télé ? Quatre mariages pour une lune de miel ou Bienvenue chez nous ?

Etienne Carbonnier: Perdu lulu. Je me suis amusé à appeler la voyante d’IDF1 pour lui poser des questions sur Yann. Vous allez voir, c’est trop marrant.

Yann Barthès: Ah très bon ça. Mais attention faut pas en faire trop sur ma personne. Je voudrais pas qu’on croit que je me la raconte.

Hugo Clément: Non, non, t’inquiète….

Laurent Bon (inquiet): Franchement, je la sens pas terrible l’émission de ce soir.

Julien Bellver: Dis toi, qu’en face, ce sera pire. Y’aura le conseil de classe de Maxime Guény (rires)

Yann Barthès: Ça devient trop facile, putain (rires). Et niveau invités, on a qui ce soir ? Les Brigitte ? Benjamin Biolay ?

Laurent Bon: Euh non, ce sera le jury de Danse avec les Stars. Fauve Hautot, Chris Marques, tout ça.

Yann Barthès: Mais ils viennent tous les mois, ceux-là. J’ai plus rien à leur dire.

Laurent Bon: T’inquiètes, on va te préparer des pancartes à la con, comme d’hab. Et si t’as plus d’idée, tu fais danser tes chroniqueurs et tu demandes au jury de DALS de les noter.

Yann Barthès: Ah ouais carrément. On refait même les happenings de Touche pas à mon poste.

Hugo Clément: Je vais bien me marrer quand vous en serez rendus à vous foutre des tartes à la crème dans la gueule avec des perruques à la con (rires)

Yann Barthès: Quand tu verras ta fiche de paie chez konbini, je sais pas si tu seras encore en capacité de te marrer (rires)

Laurent Bon: Bon, on va arrêter là, sinon vous n’arriverez plus à vous sourire en plateau.

Eric Metzger: Mais on n’a pas encore parlé du retour de nos story ?

Quentin Margot: Au pire, on peut faire la météo si vous voulez.

Laurent Bon: Non, non, concentrez-vous sur votre prochain film (rires)